samedi 21 septembre 2019

J'ai perdu Albert

Après la lecture d’un premier ouvrage de Didier Cauwelert s’intitulant : »On dirait nous », je viens d’achever la lecture de « j’ai perdu Albert » du même auteur. Dans ce dernier roman, on retrouve le côté « manipulateur d’âmes » de l’écrivain mais aussi une écriture où on puise tout le plaisir de la lecture.
L’invraisemblance du thème autorise toutes les fantaisies de l’esprit, y compris celle d’héberger une célébrité comme Albert Einstein pour pérenniser à titre posthume sa science à travers un médium ou un apiculteur. Ceci dénote une imagination fertile qui donne finalement lieu à la naissance d’un roman fort agréable à lire.
Un roman qui reste à votre disposition à la bibliothèque de Sancergues. Bonne lecture !




 
Pierre

vendredi 20 septembre 2019

Les Huits Montagnes. de Paolo Cognetti.

 
 
 
Paolo Cognetti, un auteur que je découvre à la bibliothèque de Sancergues avec l’un de ses romans s’intitulant « les huit montagnes ». Une histoire rafraîchissante qui donne envie de retourner aux sources pour peu que l’environnement et la vie actuelle nous le permettent .Des conditions hélas, bien improbables aujourd’hui et c’est justement là que ce roman nous plonge dans un monde de rêve.
 
Une relation très particulière et peu commune avec son père suscite constamment l’interrogation du lecteur quant aux sentiments filiaux cachés, inavoués mais sans doute réciproques. Une certitude cependant, l’amour commun pour la montagne.
Pierre
 

Les Marais de Bourges. Edouard Brasey.

 
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Les Marais de Bourges, un pavé dans les nouveautés de la Bibliothèque de Sancergues. Avec ce roman, Edouard Brasey nous fait vivre une histoire d’amour sous l’occupation allemande. Des sentiments contradictoires compliquent les relations tant avec les familles qu’avec les jeunes amoureux. Une étude des Français de cette époque remarquablement décrite avec des personnages nommément identifiés et d’autres qu’on parvient à situer lorsqu’on est contemporain ou berruyer. Une belle histoire de courage et d’héroïsme à travers les rues et les quartiers de Bourges où se mêlent parfois la fiction et la réalité.
Pierre
 

Une bibliothèque sous les bombes à Daraya


Un roman de Delphine Minoui, journaliste et romancière, qui raconte dans cet ouvrage l’extraordinaire pouvoir exercé par les livres pour vous évader du cauchemar permanent des bombardements et, d’une certaine manière, vous donner la possibilité de résister à l’oppression. Terrés dans des caves, dans un environnement de ruines, des hommes et des femmes, dans le dénuement le plus total, parviennent à constituer une bibliothèque et démontrent que la lecture, expression de la pensée, reste leur inaliénable, pouvoir auquel le plus terrible des tyrans, Bachar el Assad ne peut rien.
Malgré cette précarité extrême, cette violence insoutenable, l’auteure reste sobre dans son écriture et maintient constamment chez le lecteur l’espoir d’une issue possible, auprès notamment d’un Occident qui détourne la tête alors que l’horreur est à sa porte. Un très beau roman qui parle justement des comportements humains tellement déroutants dans leur générosité, dans leur barbarie dans, leur cruauté, dans leur affligeante indifférence.
Cet ouvrage est à votre disposition à la bibliothèque de Sancergues.
 
Pierre Delval

vendredi 9 novembre 2018

Un chien pour Noël de Greg Kincaïd

Voilà une gentille histoire pétrie de bonnes intentions. Cet ouvrage facile de lecture survole une histoire, celle de la vie,celle des joies et des peines, celle de l'humanité, celle de la fidélité. Greg Kincaïd interpelle le lecteur sur la relation entre le chien et l'homme et sur les implications bénéfiques qui peuvent en découler. Vite lu, mais plaisant à lire.

lundi 15 octobre 2018

Elucubrations nostalgiques

Imaginez un instant que les rideaux de théâtre se mettent à déclamer de célèbres tirades ou d’historiques répliques, cachées dans leurs plis depuis toujours ? Imaginez la stupeur d’un public voyant une scène déserte mais dont l’ondulation des rideaux émettrait les voix d’illustres comédiens ? Car les rideaux ont vu et entendu tant de choses, devant et derrière les décors, ils ont dissimulé tant de tracs de comédiens angoissés. On sait bien que le talent, pour peu qu’il soit grand, est immortel, mais que des rideaux le perpétuent en restituant la sonorité authentique d’un dialogue, avouez que le phénomène est peu banal ! Imaginez encore entendre Alceste dans le Misanthrope, s’adressant à Philinte : - Et je hais rien tant que les contorsions de tous ces grands faiseurs de protestations… et Philinte de répondre dans un froufroutement - Lorsqu’un homme vous vient embrasser avec joie il faut bien le payer de la même monnaie… Avouez donc que cette magie-là peut vous émerveiller quand le langage aussi beau que celui de Molière se répand dans l’espace pour atteindre vos oreilles comme une résurrection. J’en étais là de mes réflexions lorsque Jean-Claude commença à décrocher ceux d’une petite scène improvisée dans une cave humide et froide que, seule la présence humaine pouvait à peine tiédir. Pendant trois soirs consécutifs, les spectateurs se serraient les uns contre les autres, non pas pour se réchauffer, mais pour venir écouter des textes théâtralisés, évoquant des pays chauds et lointains. Un franc succès résulta de ces représentations et le terme de cette trilogie n’aurait pas dû m’attrister, mais au contraire générer un encouragement, d’ailleurs tout à fait justifié. Et pourtant, lorsque Jean-Claude démonta la scène, je me suis dit que tous ces mots égrenés comme une musique pendant trois soirs, et recueillis par des oreilles enchantées ou indifférentes, se réfugieraient aussi dans ces rideaux, enfouis dans les plis de cette immense mémoire, que peut-être plus jamais on ne les entendrait, à moins que…à moins qu’un jour, ce vécu surgisse d’un rideau abandonné depuis trop longtemps et en mal de spectacle ? Je n’aime pas la fin des choses. Enfant déjà, je me souviens que le rond de sciure qui restait sur la place après le départ d’un cirque, m’attristait profondément. Sa solitude m’était insupportable, mais les objets ont-ils une âme pour que leur abandon suscite autant d’émoi ?

mardi 2 octobre 2018

"On dirait nous" de Didier Van Cauwelaert


Avec une écriture bien rythmée, empreinte d’humour, de sensualité et parfois même d’émotion, Didier Cauwelaert vous embarque dans une invraisemblable histoire où il est question de migration d’âme et de résurrection. Histoire improbable à laquelle on a quand même envie de croire…

         Il s’agit selon un protocole issu d’une vieille tribu indienne de l’Alaska, pour  un jeune couple éperdument amoureux, d’assurer le prolongement de la vie d’une indienne à travers l’enfant qu’ils auront…

         Musicienne, l’indienne a jeté son dévolu sur la jeune femme, elle-même musicienne, pour accomplir ce transfert, à cause sans doute  de  sa virtuosité de violoncelliste.

         L’originalité de cet ouvrage vous fera passer un bon moment. La bibliothèque de Sancergues le tient à votre disposition.