vendredi 11 mai 2018

Déception

Je viens d'assister à la projection d'un film qui s'intitule "Place publique" d'Agnès Jaoui avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Une histoire remarquable par sa platitude, par sa vacuité et donc, son manque total d'intérêt. Un sujet d'une telle banalité, qu'on aurait pu penser au début qu'il s'agissait d'une parodie de ce milieu si  bien connu qu'est le show-business. En effet, le sujet en lui-même ne présentait pas un intérêt particulier, encore que, traité sur le ton de l'humour, l'aspect caricatural aurait peut-être pu à la rigueur être drôle. Au lieu de cela, ce fut plus d'une heure  de niaiseries échangées, de pratiques du culte de la personnalité, de manœuvres conjugales, de rancœurs, de jalousies, tout cela  dans un milieu très superficiel sur un fond de musique bien trop bruyante pour être mélodieuse. Et pourtant, Jean-Pierre Bacri est un remarquable acteur...

mardi 27 février 2018

La belle inconnue

Jean-Claude Bonnet vient de publier son dernier livre s'intitulant" A la découverte de la belle inconnue". Un titre pour le moins déroutant qui pourrait laisser imaginer au lecteur un tout autre sujet que celui de l'automobile.
     Il s'agit de l'histoire extraordinaire de la voiture la plus ancienne au monde en état de fonctionnement. Sachant que les concepteurs de ce véhicule sont les ancêtres de l'auteur, que ce prototype a réintégré tout récemment son bercail de Grimonville après bien des péripéties nationales et internationales, après une récupération qui tient presque du miracle, alors on comprendra tout l'intérêt qu'il y a à lire ce livre.
     Jean-Claude Bonnet, à travers cet ouvrage très documenté, sait nous faire vivre cette aventure sans en négliger les moindres détails et ceci à travers l'esthétique d'une écriture que le lecteur, même profane de la mécanique, lira avec bonheur.
     Enfin, on peut dire qu'à travers cette œuvre, c'est un hommage rendu à tous ces pionniers qui ont fait du 19ème siècle la richesse de notre actuelle civilisation dans ce domaine comme dans bien d'autres.

lundi 8 janvier 2018

Les gardiennes

Un vraiment très très beau film de Xavier Beauvois avec Nathalie Baye et Laura Smet entre autres. Un film qui montre l'autre face de la guerre 14/18, à savoir la vie des femmes  alors que leurs hommes sont au front. Un sujet rarement abordé sous cet aspect mais remarquablement traité avec beaucoup d'émotion et de sensibilité. Le courage de ces femmes seules, un courage non seulement physique mais aussi moral. Vivant constamment dans l'appréhension de la mauvaise nouvelle, livrées à elles-mêmes devant toutes les adversités de la vie, elles contribueront largement à la sauvegarde de la nation. Le sujet est traité ici en zone rurale, mais n'oublions pas que dans les villes, les femmes n'étaient pas mieux loties et notamment dans les villes où se trouvaient des usines d'armement. On y faisait les "trois huit"  à la fabrication des obus et à la poudrière.

En attendant les hirondelles

Je viens de voir un film de Karim Moussaoui qui parle de l'Algérie au présent avec quelques réminiscences du passé, à travers trois vies, celle d'un riche  promoteur immobilier, celle d'un neurologue et celle d'une jeune femme perdue dans des sentiments contradictoires. Je pense qu'il s'agit là d'une image très proche de l'Algérie actuelle, avec un formidable potentiel intellectuel, avec
une jeunesse désoeuvrée, avec une société qui se cherche, avec une volonté d'entreprendre mais dont les projets n'aboutissent jamais. Malgré les violences, pas davantage d'ailleurs que dans nos pays occidentaux, il existe une jeunesse et une société qui, dans son immense majorité, est chaleureuse et attachante. Ces tranches de vies m'ont dérouté, j'avoue ne pas avoir compris le scénario si ce n'est pour l'auteur de montrer à travers trois images sans corrélation entre elles la société algérienne d'aujourd'hui. En dépit de cette incompréhension et de cette absence de motif, j'ai beaucoup aimé ce film pour sa vérité, pour l'attachement qu'on éprouve à ce pays sans vraiment comprendre pourquoi.
Dommage qu'il soit sous-titré mais ceci lui donne l'authenticité qu'il mérite.

jeudi 28 décembre 2017

Sons et lumières


Sans chauvinisme, aucun.... si, un peu quand même, avouez que le Berry a du charme quand il fait appel aux polyphonies corses pour rehausser sa splendeur !


vendredi 8 décembre 2017

Hallyday

       En écrivant ces lignes, je sais que je vais m'attirer les foudres des inconditionnels de Johnny, de tout ceux qui ont le culte de la personnalité, un culte qui confine au fanatisme. Je peux comprendre l'émotion, la tristesse, la peine, le regret, mais au point d'occulter l'information par les Médias pendant quasiment deux jours,  j'avoue ne plus comprendre. Emmanuel Macron serait-il en quête de soutien populaire pour que lui aussi se fende d'un discours après ou avant ce défilé mortuaire sur les Champs Elysées? Franchement, j'ai quand même cette désagréable impression que notre Société marche sur la tête et qu'elle a perdu le sens de la mesure. Il y a eu des Brel, des Brassens et d'autres encore dans ce même registre, a-t-on pour autant mobiliser les foules pour dire la peine que nous avions tous à la disparition de ces poètes de la chanson?
       Je pense en ce moment à Jean d'Ormesson et je me dis que les peines les plus sincères, les plus authentiques, sont sans doute les plus discrètes.
       A ces hommes qui auront marqué leurs contemporains dans des registres si différents, je dis:
"paix à leurs âmes".

dimanche 26 novembre 2017

L'école buissonnière

Ce film de Nicolas Vannier est un petit bijou cinématographique. Qu'il s'agisse de l'histoire, qu'il s'agisse des prises de vues, tout est beau. Une région encore sauvage à cette époque du début 20ième siècle, peuplée de gens aux fortes personnalités qui dévoilent des sentiments parfois inattendus. Au milieu d'une faune superbe, cette beauté du monde animal attendrit les esprits les plus rugueux. Hymne à la vie magnifique qu'il faut absolument voir pour comprendre ce que l'existence comporte d'essentiel.